15 septembre 2026 – L’assemblée générale des salariés est abordée aux infos de 18h par la radio Ici Touraine , et sur leur site : « Je ne me vois pas tout recommencer sur Blois »
Le 29 juillet, au cœur de l’été, la direction Worldline a présenté aux salarié•es du site de Tours son projet de fermer leur établissement dès mars 2027, et de les rattacher au site de Blois-la Chaussée-Saint-Victor, situé à environ 65 km.
Devant la réaction des salariés et de leurs représentants d’une intersyndicale CFDT-CFTC-CGT qui s’est construite, un mois plus tard, la direction a amendé légèrement sa proposition. Le site actuel serait fermé dès janvier 2027, et les salariés rattachés administrativement au site de Blois. Mais pendant 12 mois les salariés pourraient temporairement travailler dans un coworking localisé dans l’agglomération de Tours, qui pourrait accueillir environ 40% des salariés, sur le principe du flex-office. Les salariés seraient transférés progressivement sur le site de Blois.
De lourdes conséquences pour les 171 salarié•es du site, la crainte de nombreuses démissions
Nb de jours ouvrés consacrés au supplément de trajet
+9,8 jours de travail
Coût annuel moyen par collaborateur en voiture
3 000 € (estimation basse)
Durée supplémentaire en transports en commun par jour
+2h22
A l’échelle de l’ensemble des salariés du site, les économies escomptées par l’employeur engendreraient un surcoût pour les salariés de 513 000€ par an (estimation basse).
Les salariés les plus concernés témoignent de la surcharge engendrée sur leurs conditions de travail par cet éloignement, surcharge qui ne serait pas soutenable. Certains ont déjà passé des entretiens d’embauche dans des entreprises concurrentes, une démission est déjà constatée.
L’intersyndicale s’interroge sur l’intégration de ce projet dans une réduction globale de la masse salariale dans les pays d’Europe de l’Ouest, qui est un des objectifs affichés actuellement par la direction dans son projet North Star.
Pour une pérennisation du site de Tours, une mobilisation des salariés et de 3 syndicats
L’intersyndicale a réalisé un sondage auprès des 171 salariés du site. 122 répondants ont exprimé leur volonté de conserver un site pérenne à Tours.
Le 8 septembre, à l’appel des syndicats de cette intersyndicale, les salariés ont été plus d’une centaine à venir habillés en noir afin de montrer leur désaccord avec le projet de la direction. Une prochaine journée d’action est prévue le 15 septembre, afin d’échanger avec les salariés lors d’une assemblée générale.
Après cette AG, l’intersyndicale CFDT-CFTC-CGT se positionnera sur la suite de la mobilisation qui, en cas d’échec des négociations, pourra aller jusqu’à la grève. La CFE-CGC n’a pas souhaité participer aux actions de l’intersyndicale.
L’intersyndicale reste ouverte au dialogue avec la direction de l’entreprise, dans le but d’aboutir à une solution satisfaisante et pérenne qui permettra de conserver les emplois à Tours et plus généralement en France.
Cette étude a été réalisée à partir des adresses de 168 collaborateurs rattachés au 1er août 2026 au site Worldline de Tours et concernés par le projet de transfert vers le site de Blois.
Les temps de trajet et les distances domicile-travail ont été calculés à l’aide de l’outil Google Maps.
Les simulations ont été effectuées du lundi au vendredi sur des horaires représentatifs des périodes de pointe.
Départs simulés :
07h30
08h00
08h30
Retours simulés :
17h00
17h30
18h00
Cette étude compare les déplacements vers le site actuel de Tours et vers le site projeté de Blois.
Les résultats présentés correspondent aux écarts entre la situation actuelle et la situation projetée.
Hypothèse
Valeur
Effectif étudié
168 adresses de domicile
Présence hebdomadaire
2 jours
Semaines travaillées
43
Coût kilométrique
0,35 €/km
Facteur carbone automobile
0,20 kg CO2e/km
L’étude retient 43 semaines travaillées par an afin de tenir compte des congés payés, RTT et absences habituelles.
L’étude retient une hypothèse basse de 0,35 €/km, inférieure aux barèmes kilométriques utilisés par l’administration fiscale dans de nombreuses situations, afin de rester prudent dans l’estimation des impacts financiers.
Accessibilité en transports en commun
L’accessibilité aux transports en commun constitue un enjeu majeur du projet.
L’analyse montre qu’une partie des salariés concernés ne dispose d’aucune solution réaliste de mobilité collective.
Site actuel TOURS
Site projeté BLOIS
26 collaborateurs sans solution de transport en commun
29 collaborateurs sans solution de transport en commun
soit 15,48%
soit 17,26%
Le transfert vers Blois n’améliore pas l’accessibilité aux transports en commun. Le nombre de salariés sans solution de mobilité collective passe de 26 personnes à 29 personnes. Cela représente une augmentation de +11,54%.
SYNTHESE EXECUTIVE
Le projet de fermeture du site de Tours et de transfert des salariés vers Blois entraînerait une augmentation importante des temps de trajets quotidiens, des distances quotidiennes parcourues et des coûts de mobilité
Distance supplémentaire quotidienne moyenne
+101 km/j
Durée supplémentaire si utilisation automobile exclusive
+55 mn/j
Durée supplémentaire si utilisation exclusive des transports en commun
+ 2h 42mn/j
Temps supplémentaire cumulé automobile annuel
+ 13 207 h (un an et demi de travail !)
Impact carbone supplémentaire automobile annuel
293 tCO2e
Le projet ajouterait en moyenne 101 kilomètres et 55 minutes de trajets par jour de présence pour chaque collaborateur (si tous optent pour des déplacements exclusivement en automobile).
Le projet transférerait aux salariés plus de 513 054 € de dépenses annuelles, généreraient plus de 1 465 870 kilomètres supplémentaires et entraînerait 293 tonnes équivalent CO2.
Impact moyen pour un salarié
Distance supplémentaire par jour
101 km
Durée supplémentaire en voiture par jour
55 min
Temps annuel perdu
79 h
Nb de jours ouvrés consacrés au supplément de trajet
9,8 jours
Coût annuel moyen par collaborateur
3 054 €
55 min / jour, soit 79 h / an , soit 9,8 jours ouvrés / an, soit ~ 2 semaines de travail consacrés à la différence de déplacement tous les ans
Impact sur 50% des salariés
Les valeurs ci-dessous représentent la situation vécue par la moitié des salariés étudiés par jour de déplacement sur site.
Indicateur
25e centile
75e centile
Distance supplémentaire
+102 km
+127 km
Durée supplémentaire [voiture]
+48 mn
+1 h 14
Durée supplémentaire [transports en commun]
+2 h 22 mn
+3 h 16 mn
Pour la moitié des salariés concernés, la distance supplémentaire sera comprise entre +102 et +127 km. Selon le mode de mobilité examiné, le temps supplémentaire sera compris entre +48 minutes et + 74 minutes (véhicule automobile) et entre +2 heures et 22 minutes et +3 heures et 16 minutes (transports en commun).
Analyse du mode de déplacement Véhicule automobile
Les graphiques suivants illustrent la répartition des distances supplémentaires parcourues ainsi que l’allongement des temps de trajet.
Distance supplémentaire moyenne par jour de déplacement sur site : +101 km.
Temps supplémentaire moyen par jour de déplacement sur site : +55 minutes.
Analyse du mode de déplacement Transports en commun
Le temps supplémentaire moyen en transports en commun est de +162 minutes par jour de présence.
Les graphiques suivants mettent en évidence la distribution des temps de trajet et les populations les plus fortement impactées. Pour une partie significative des collaborateurs, les temps de déplacement dépassent largement deux heures supplémentaires par jour.
Risques et impacts
Santé, Sécurité et Conditions de Travail
+ 55 min de temps de trajet supplémentaire les jours de déplacement sur site
79 heures supplémentaires par an
9,8 jours ouvrés consacrés aux trajets par an.
Risques
Fatigue
Temps de récupération
Risque routier
Equilibre vie privée / vie professionnelle
Impact économique
513 054 € de dépenses supplémentaires de mobilité supportées collectivement par les salariés, soit 3054 € par salariés et par an.
Impact environnemental
293 tonnes équivalent CO2 par an c’est :
35 allers-retours Paris-New York en avion pour une personne.
147 années d’objectif climat à 2 tCO2/an.
1,5 M de kilomètres supplémentaires parcourues en automobile.
Questions ouvertes à la direction
Quel gain immobilier annuel est attendu ?
Quelle part du coût du projet est transférée aux salariés ?
Quel taux d’attrition est anticipé ?
Quel bilan carbone net complet du projet a été réalisé ?
Quel plan de prévention des risques routiers est prévu ?
Quelles mesures sont prévues pour les collaborateurs ne disposant pas de solution de transport en commun ?
Quel accompagnement financier est prévu pour compenser les surcoûts de déplacement ?
Une étude d’impact santé et conditions de travail a-t-elle été réalisée ?
Quels indicateurs de suivi seront mis en place après le transfert ?
Dès le 21 février, l’intersyndicale a contesté le projet initial de la direction qui était très insuffisant. En réponse, la direction a proposé une seconde version légèrement améliorée.
Depuis, nous travaillons ensemble très régulièrement pour obtenir des améliorations pour tous les salariés. Nous sommes en position de force, car la RCC nécessite la signature d’une majorité des Organisations Syndicales Représentatives. Nous, syndicats, faisons front commun pour élaborer des revendications communes et être plus forts face à la direction. Notre objectif commun est de défendre l’intérêt collectif des salariés (de tous métiers, de tous âges).
La vision intersyndicale de la RCC
Que chaque salarié intéressé puisse postuler, pour éviter les discriminations, les volontaires contraints, WFA pas fiable, que les intéressés puissent se projeter et anticiper dès maintenant leur projet et les démarches.
Calendrier proposé par l’intersyndicale à la direction
Étape
Quand
Se déclarer auprès d’un organisme d’accompagnement indépendant (Espace Info Conseil) et travailler sur son dossier
Au plus tôt, dès la signature du contrat avec l’EIC (Mai par exemple)
Phase anonyme vis-à-vis de la direction
Fermer la 1ère phase de dépôt des candidatures auprès de la DRH (pour la 1ère itération)
Vendredi 06 septembre 2024
Phase non-anonyme vis-à-vis de la direction
Annoncer décisions après arbitrage du comité de décision (direction + organisations syndicales)
Jeudi 12 septembre 2024
La mobilité interne n’est pas dans ce calendrier. Elle se fera au fil de l’eau, et nous négocions des mesures pour la favoriser et l’accompagner.
Types de sorties envisagés
Création ou reprise d’entreprise
Reconversion professionnelle avec formation
Retraite
Pré-retraite (cessation d’activité anticipée)
CDI
Formation d’adaptation en vue de reprise d’emploi
Mesures d’accompagnement à la sortie
Les Organisations Syndicales estiment inacceptable le projet de la direction sur cet aspect (indemnités de rupture, congé de mobilité, budget formation, accompagnement pré-retraite / rachat de trimestre…). Elles travaillent pour obtenir de la direction des conditions bien plus acceptables pour les partants et les restants.
Save the dates – 3 réunions d’informations intersyndicales
Vous voulez :
Avoir des informations différentes de celles présentées par la direction ?
Connaître le positionnement des syndicats ?
Connaître les réponses aux questions de vos collègues ?
Ajoutez à votre agenda les réunions d’informations en pièces jointes et connectez-vous :
Les propositions de la direction en matière d’augmentation ne correspondent à aucune des attentes des syndicats. Nous souhaitons les partager avec vous et recueillir vos avis avant la prochaine réunion de négociation.
L’intersyndicale vous permet de réagir, bloquez dès à présent cette date dans vos agendas.
le 11 janvier 2024 de 13h à 14h. Assemblée Générale Intersyndicale sur Zoom https://bit.ly/483m5EC ID de réunion: 839 7534 6308
L’intersyndicale souhaite alerter sur la situation de l’emploi chez Worldline en France et se faire le porte-parole des remontées de terrain.
Situation économique de Worldline
Le rapport de l’expert du CSE sur la situation économique et financière du Groupe Worldline a mis en valeur que celui-ci se porte très bien : un taux de croissance interne au-dessus des objectifs, un taux de marge à 26% (un record historique), un endettement passé en dessous de la limite « raisonnable » … Cependant les objectifs fixés semblent difficiles à atteindre : 30% de taux de marge en 2025, en dépit d’un contexte inflationniste et économiquement difficile alors même que nous avions mis 4 ans à gagner 3 points. La direction explique que nous n’avons pas le choix dans cette course au profit, elle est imposée par la taille de notre entreprise et ne pas s’y soumettre nous mettrait bien plus en difficulté. Concernant l’inquiétude sur le cours de bourse en baisse constante, l’expert et la direction répondent que ça n’a aucun lien avec la solidité financière du Groupe. Le seul risque possible est lié à la capacité à être racheté, or le marché n’est pas favorable à l’achat de société de cette taille. La direction ne s’inquiète pas du sujet. Par contre la France n’est pas à la hauteur des exigences du Groupe de par la répartition différente de ses activités. MS, la GBL qui marge le plus dans le groupe, ne représente que 15% des revenus en France. A contrario, la GBL MTS qui représente 55% des revenus en France est loin des attentes de marge du groupe.
La réalité de l’emploi en France
Worldline France a connu une baisse nette de 100 salariés en 1 an. La direction a affirmé en CSE l’absence de volonté de faire un plan de départs volontaires aujourd’hui. Vous pouvez le constater autour de vous, les propositions de quitter l’entreprise sont courantes, notamment via des ruptures conventionnelles individuelles à l’initiative de l’employeur. Elles concernent tous les services. Les managers sont fortement incités, par des procédures RH, à trouver des “low performers” dans leurs équipes. Les syndicats s’inquiètent de ce nombre de départs pour de nombreuses raisons : Les ruptures conventionnelles proposées individuellement pénalisent les plus fragiles, moins à même de négocier leur départ. Certains départs sont contraints par le biais de licenciements ou par un jeu de pression, ce qui n’était pas le cas avant où le plan de développement du personnel était privilégié pour faire grandir les salariés. La majorité des départs ne sont pas remplacés, ce qui engendre une surcharge de travail pour ceux qui restent et met en danger les projets clients. La politique d’offshorisation, notamment vers l’Inde, touche tous les métiers. Et bien que la direction s’en défende en affirmant que les postes en Inde sont des nouveaux postes et non des remplacements de français par des indiens, les chiffres sont là. Quand l’Inde fête l’arrivée de son 1000ième salarié, la France subit une attrition avec une diminution d’effectif de 100 personnes sur 1 an. De plus, l’entreprise par le biais de réorganisation délocalise des emplois. Ainsi la réorganisation des services administrations RH a eu pour conséquence la transformation de 2 CDD en CDI, le renouvellement d’un CDD en France mais aussi le remplacement de 4 CDD français par 4 CDI en Roumanie. Un projet d’externalisation des Services généraux est en cours d’étude coté Direction groupe Worldline, il aurait pour conséquence de faire sortir des effectifs une quinzaine de salariés Worldline en France.
Si on vous demande de partir, n’hésitez pas à interpeller vos représentants du personnel, faites-vous accompagner, c’est un droit. L’intersyndicale Worldline
Les Organisations Syndicales Worldline, sont en discussion avec la direction autour de la compensation d’intéressement, participation, abondements versée en 2023 (au titre des résultats de l’exercice 2022) pour les collègues ex-Ingenico qui ont intégré l’UES Worldline.
Une réunion exceptionnelle du CSE, ce 24 juillet 2023, a permis au président du CSE de comprendre les tenants et aboutissants des problèmes, et il s’est engagé à revenir vers nous dans la semaine avec des propositions permettant de solder une partie des litiges.
Pour les salariés ex-Ingenico dont le salaire est inférieur à 85000€/an et qui ont une procédure de séparation en cours, nous vous proposons de contacter un des élus au CSE pour qu’il puisse vous assister pour obtenir votre compensation.
Pour les salariés ex-Ingenico dont le salaire est supérieur à 85000€/an, nous vous proposons d’attendre avant d’accepter la compensation sous forme d’actions car nous avons demandé que la compensation puisse être versée soit en numéraire soit sous forme d’actions sans être assortie de condition de présence.
Nous vous tiendrons informé dès le retour de la direction.
La formidable mobilisation sociale organisée par l’ensemble des organisations syndicales est engagée depuis le 19 janvier. Depuis deux mois, ce sont des millions de travailleurs-euses, jeunes, retraité.es qui ont exprimé.es avec force et dignité leur refus d’un recul de l’âge légal à 64 ans et d’un allongement des trimestres de cotisation.
Ce mouvement social a fait la démonstration par les grèves dans tous les secteurs professionnels toujours mobilisés et les manifestations dans les grandes comme dans les petites localités du pays, que cette réforme des retraites était brutale, injuste et injustifiée pour l’ensemble du monde du travail.
Aujourd’hui, c’est ce mouvement social exemplaire qui démontre que le président de la République et son gouvernement sont en échec devant l’Assemblée nationale. Au lieu de retirer leur projet, ils décident de passer en force en ayant recours au 49-3.
L’intersyndicale mesure avec gravité la responsabilité que porte l’exécutif dans la crise sociale et politique qui découle de cette décision, véritable déni de démocratie.
Forte du soutien de la grande majorité de la population, mobilisée depuis des semaines, l’intersyndicale continue à exiger le retrait de cette réforme en toute indépendance dans des actions calmes et déterminées. Elle décide de poursuivre la mobilisation et appelle à des rassemblements syndicaux de proximité ce week-end et à une nouvelle grande journée de grèves et manifestations le jeudi 23 mars prochain.
Lieux des manifestations
Blois : 14h30 Préfecture
Lille : 14h30 Porte de Paris
Lyon : 11h Manufacture des Tabacs
Marseille : 10h30 Vieux Port
Orléans : 10h parvis de la cathédrale
Paris : 14h Place de la Bastille
Rennes : 11h Place de Bretagne
Tours : 10h Place de la liberté
Vendôme : 10H30 Place de la liberté
Ensemble, mettons un coup d’arrêt à ce projet de réforme des retraites inacceptable
Pour rappel, dans le cadre d’un mouvement national, il n’y a pas besoin de préavis ou d’appel à la grève au sein de l’entreprise pour pouvoir faire grève.
Les organisations syndicales et de jeunesse saluent la mobilisation de ces millions de travailleurs.euses, jeunes, retraité.e.s qui, depuis le 19 janvier, expriment leur opposition à cette réforme des retraites. Ils et elles sont déterminé.e.s à empêcher le recul de l’âge légal à 64 ans et l’allongement du nombre de trimestres, ce qui aurait pour effet de faire aussi baisser plus rapidement leurs pensions.
Malgré la propagande du gouvernement qui ne convainc pas du bien‐fondé de sa réforme, l’écrasante majorité de la population comme 90% des salarié.e.s font preuve de « bon sens » et rejettent cette réforme brutale, inacceptable et inutile En opposition à ce projet de réforme des retraites, l’unité des organisations syndicales a construit un mouvement social solide, déterminé, ancré dans le paysage social de tout le pays. Il révèle également l’inquiétude face à la désertification des territoires, le manque de services publics, les incertitudes en matière d’emploi, de salaires et de pouvoir d’achat.
En complément de ces manifestations, c’est plus d’un million de personnes qui ont signé et diffusent la pétition en ligne proposée par les organisations syndicales. Cette opposition à la réforme touche désormais toutes les strates de la population. Malgré cela, le gouvernement et le président de la République restent sourds et dégradent la cohésion sociale du pays en refusant toujours de retirer ce projet injuste. C’est pourquoi, comme annoncé lors du précédent communiqué le 11 février, l’intersyndicale réaffirme sa détermination pour mettre la France à l’arrêt le 7 mars prochain en appelant les travailleurs.euses à participer massivement aux manifestations et à se déclarer en grève.
Les organisations syndicales professionnelles et de jeunesse continuent leurs actions d’information et de conviction pour élargir encore le mouvement social. Le 7 mars doit être une véritable journée morte ans les entreprises, les administrations, les services, les commerces, les écoles, les lieux d’études, les transports… Pour y parvenir, elles organisent partout régulièrement de nombreuses initiatives publiques sur les lieux de vie et appellent la population à y participer.
Elles interpellent localement les parlementaires sur la base du courrier commun qui leur a été adressé, pour qu’ils votent contre cette réforme. Elles se saisissent du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, pour rendre visibles les conséquences particulièrement graves de ce projet pour elles. Elles agissent avec les organisations de jeunesse qui militent sur leurs lieux d’études pour élargir encore le rejet de cette réforme des retraites particulièrement injuste. Elles soutiennent aussi leur mobilisation du 9 mars pour améliorer notamment le système des bourses d’études.
Lieux des manifestations
Blois : Manifestation à 14h30 à la Préfecture Lille : Manifestation à 14h30 à Porte de Paris Lyon : Manifestation à 11h à la Manufacture des Tabacs Marseille : Manifestation à 10h30 au Vieux-Port Orléans : Manifestation à 10h00 à la Cathédrale Paris : Manifestation à 14h00, Place le Corbusier Rennes : Manifestation à 11h, Place de Bretagne Tours : Manifestation à 10h, Place Anatole France Vendôme : Manifestation à 10h30, Place de la liberté
Ensemble, mettons un coup d’arrêt à ce projet de réforme des retraites inacceptable
Pour rappel, dans le cadre d’un mouvement national, il n’y a pas besoin de préavis ou d’appel à la grève au sein de l’entreprise pour pouvoir faire grève.