La réunion Pulse France du 1er octobre a été une opération de communication de la direction France sur 2 sujets impactants pour les salariés :
- la fermeture du site de Tours (sujet porté par l’Intersyndicale CFTC-CGT-CFDT)
- la dénonciation des accords (sujet en cours de lancement au niveau du CSE)
La direction dit souhaiter entretenir avec les salariés une relation « de proximité, de confiance, de dialogue ».
Les actes ne suivent pas les paroles. Le filtrage des questions lors de cette séance a exaspéré les salariés ! La réunion n’a duré qu’une demi-heure, pour deux sujets d’importance.
A la demande de nombreux salariés et pour éclairer la compréhension de cette communication interne, une remise dans le contexte de ces deux points est nécessaire.
1] Projet de fermeture – la direction : « les salariés de Tours ont demandé des mesures d’accompagnement à Blois » VRAI ou FAUX ?
La direction a fait cette annonce en séance. En réalité, seule une minorité de salariés a fait cette demande, donc la globaliser à l’ensemble des salariés de Tours est faux !
En effet, d’après un sondage de l’intersyndicale auprès de 123 salariés de Tours (sur 168), 111 y sont totalement défavorables (10 défavorables, 2 neutres, 0 favorables ou très favorables).
La réalité des demandes des salariés et des réponses de la Direction :
- Ce que demandent à une forte majorité les salariés de Tours, c’est de conserver un site dans leur ville actuelle, même réduit. Les salariés tourangeaux refusent massivement (111/168 soit les 2/3) la notion de solution « temporaire » ou « de mesures d’accompagnement ».
- Les deux jours précédant cette réunion du 1er octobre, plus d’une centaine de salariés ont fait la grève contre la fermeture de ce site.
- Difficile d’imaginer des mesures « d’accompagnement » par la direction qui arriveraient à rendre le projet soutenable pour les salariés, alors que l’heure est aux économies North Star. (Le déménagement à Blois coûterait à chaque salarié +3000€ à +6000€ par an de frais de véhicule – essence, péage, entretien -, et +79 heures / an de temps de voiture, l’option « transports en commun » étant irréaliste).

La mobilisation du 29 septembre à Tours
Notre commentaire : affirmer que la Direction (et la recherche de solution de Coworking non-pérenne ou des mesures d’accompagnement à ce stade indéfinies) répond aux demandes des salariés le lendemain d’un jour de grève pour conserver le site de Tours, quel manque de respect !
D’autant plus que la direction a répété en réunion Pulse que l’objectif restait une relocalisation à Blois. Elle a également confirmé en CSE que le projet comportait un volet « réduction des coûts ». De plus, elle a refusé d’ouvrir une négociation officielle avec les syndicats vis-à-vis de la fermeture du site de Tours.
Pourtant, les salariés et nous sommes prêts au compromis, voici les mesures que les salariés accepteraient :



Exemple de question bloquée par la Direction lors de Pulse France :

2] La direction : « dénoncer les accords entraîne l’ouverture d’une période de négociation » . VRAI ou FAUX ?
La dénonciation des accords n’est pas obligatoire pour les négocier, donc plutôt faux !
Voici les réactions en direct de vos élus du CSE :
- La direction n’avait pas besoin de dénoncer les accords d’entreprise sur les congés, le CET, la mutuelle etc. pour les renégocier.
- Elle pouvait simplement ouvrir une négociation, comme elle le fait très régulièrement
- Des réunions de négociations sur le même sujet ont déjà été menées en 2023 en mode apaisé, sans dénonciation.
- Dénoncer ne provoquant pas l’ouverture obligatoire d’une négociation, il faut que la direction ou les syndicats en fassent la demande.
Exemple de question bloquée par la Direction lors de Pulse France :

Notre commentaire (à chaud, le travail intersyndical est en discussion) :
Sur ce sujet « dénonciation des accords » et en casde refus des syndicats, quant aux propositions que nous aura faites la Direction courant 2027, nos conditions de travail pourraient retomber, au plus tôt début 2028, au minimum de notre convention collective Syntec : par exemple, 25 jours de congés, pas de 13ème mois convertible en congés, etc.
En tant que futurs négociateurs, nous avons l’impression que nous sommes soumis à une pression temporelle injustifiée de la Direction : si la Direction ne faisait que des propositions inacceptables, nos avantages sociaux actuels tomberaient au minimum conventionnel.
Pour finir sur une touche d’humour : le best of de vos commentaires !!
« C’est marrant, cette fois y a pas eu le petit sondage a la fin sur la qualité des échanges »
« Je n’en peux plus du terme « projet ». »
« Ca va bien de parler d’information consultation (faites ce que je dis) et de ne pas prendre en compte des retours du type étudier une solution pérenne [à Tours] (ce que je fais) »
















